Mais le vrai pilier de l’écologie agricole ? C’est celui-là, et j’observe qu’on le diabolise bien trop souvent.
Dans le débat public, l’agriculture biologique est souvent réduite à la suppression des intrants chimiques. C’est juste, mais j’observe que cela masque une réalité agronomique beaucoup plus profonde.
Pourtant, selon l’analyse de Vincent Chatellier, ingénieur-économiste à l’INRAE et spécialiste des filières d’élevage : Près de 60 % des surfaces agricoles en bio sont des prairies ou des cultures fourragères. Ce chiffre prouve le rôle central et indispensable de l’élevage herbager (bovins et ovins) dans la viabilité du modèle biologique.
Pourquoi est-ce essentiel ? – Valorisation des surfaces : Sans les animaux pour les entretenir, ces vastes surfaces — souvent peu adaptées aux cultures — perdraient de leur utilité et de leur valeur économique. – Services Écosystémiques : L’élevage herbager et les prairies permanentes permettent le stockage du carbone, la régulation hydrique, la fertilisation organique, la préservation de la biodiversité et des paysages français et surement bien plus encore.
Comme le conclut Time To Sign Off au sujet de cet article : l’élevage bio, c’est « le bio, le bon et le beau. »
Un système agricole vertueux, c’est un équilibre complexe où végétal et animal ont tous deux leur importance. L’agriculture est une vraie richesse à mes yeux, et c’est pour cela que je suis heureuse avec 19.87 de travailler avec des agriculteurs et des entreprises agricoles très variés.
Et vous, quand on vous dit bio, à quoi pensez-vous ? Végétal / Elevage ? 0 phyto ? Ou label et galère administrative ?